Kataklysm Went Nü-Metal in the '90s—Was It a Betrayal or a Brave Rebirth?
Kataklysm est passé au nü-metal dans les années 90 — trahison ou renaissance audacieuse ?

Donc Kataklysm a jeté son plan de death metal chaotique après 'Temple of Knowledge' — un album si intense qu’on aurait dit une fusion nucléaire dans une usine de guitares — et s’est soudain pointé avec des voix propres (enfin presque), des riffs groovy et des vraies structures de chanson. Oh, et tout le monde avait les cheveux courts. L’horreur.
Les fans de Montréal les ont accueillis par des doigts d’honneur et des bouteilles. L’Europe, en revanche ? Les Allemands sont devenus fous. Du jour au lendemain, ce qui ressemblait à un suicide professionnel est devenu un pont vers un nouveau son hybride — à parts égales chaos du death metal et arrogance du nü-metal. Était-ce du génie ou du deuil ?
Soyons honnêtes : quand un groupe comme Kataklysm abandonne l’excès pour la structure, ce n’est pas ‘vendre son âme’ — c’est survivre. On ne peut pas crier à 240 bpm éternellement. Le deuil change notre rapport au bruit.
On les a vus avec Morbid Angel. Les bouteilles volaient. Pas parce qu’ils ‘vendaient leur âme’ — mais parce qu’ils se sont pointés comme des clones ratés des Deftones. Où était le maquillage de guerre ? Le cri de guerre ? Envoyés aux oubliettes.
L’Allemagne se foutait de vos règles sacrées de death metal. On voulait juste de l’énergie, du sentiment, et quelque chose de vrai. Cet album nous parlait.
Le génie de ‘Victims of This Fallen World’ réside dans le fait qu’il n’était pas censé être permanent. C’était une soupape de sûreté. Un détour nécessaire. Et l’Europe l’a vu avant l’Amérique du Nord.
Ce n’est pas juste un changement de genre. C’est une renaissance nietzschéenne : détruire l’ancien soi pour créer quelque chose de nouveau. Les fans qui ont hué n’ont pas compris. Ils adoraient la forme, pas l’esprit.
Exactement. Le groupe ne trahissait pas le death metal. Il s’échappait d’une prison qu’il avait lui-même construite. Et parfois, guérir ressemble à un riff en accordage grave avec un refrain.
Guérir ? Moi j’appelle ça un défilé de mode avec des airs de Powerman 5000. Nous on voulait du sang. Ils nous ont offert un éclairage d’ambiance.
Petit fait marrant : après la tournée avec Vader, j’ai vu des fans à Berlin porter des tee-shirts Kataklysm avec la pochette de l’album nü-metal. Ils ne voyaient pas de compromis. Ils voyaient une évolution.