Is the Global South Being Set Up to Fail on Climate Goals?
Le Sud global est-il programmé pour échouer sur ses objectifs climatiques ?

Passons outre le brouillard diplomatique : alors que les pays riches prêchent le triplement des énergies renouvelables d’ici 2030, moins de 2 % de l’investissement vert mondial atteint réellement les pays les plus pauvres. Ce n’est pas un écart — c’est un gouffre. On parle sans cesse de justice climatique, mais construisons-nous vraiment les voies financières pour la rendre possible ?
Le succès du Brésil montre ce qui est possible quand la planification et le financement sont alignés dès le départ. Mais voilà l’ironie : au lieu de partager des plans, le Nord global traite les pays en développement comme des cobayes — il finance des projets pilotes tout en privant les réformes structurelles dont ils ont désespérément besoin.
En tant que spécialiste de la planification énergétique nationale, je confirme : les outils existent. Le problème, ce n’est pas le savoir — c’est l’accès. Beaucoup de pays n’ont accès ni à des logiciels de modélisation énergétique, ni même à du personnel formé. La planification n’est pas un tour de magie ; c’est une question de compétences.
D’accord. L’initiative GCEP est prometteuse, mais elle ne suffit pas. Il nous faut des échanges dette-climat et des garanties contre les risques pour sécuriser les investissements privés. Sinon, ce n’est qu’une coalition PowerPoint.
Du point de vue d’un investisseur, le haut risque n’est pas juste un étiquetage — il est réel. Changements réglementaires soudains, modifications fiscales imprévisibles, règle de droit faible. Ce ne sont pas des risques ‘perçus’ ; ce sont des cauchemars opérationnels.
Mais ces risques découlent de l’absence de planification. Quand les gouvernements n’ont pas de vision énergétique à long terme, les politiques deviennent des réactions impulsives, et les investisseurs privés prennent la fuite. C’est un cercle vicieux.
J’ai construit des centrales solaires sur trois continents. Voilà ce qui fonctionne : des acheteurs garantissant l’achat sur le long terme. C’est ce que le Brésil a fait. Dites au secteur privé : ‘Nous achèterons votre électricité pendant 20 ans.’ Boum. La confiance des investisseurs explose.
Exactement. Le Brésil n’a pas juste fait tourner des modèles — il a construit des marchés. L’Accord de Paris ne sera pas sauvé par des promesses, mais par des APAs et des lignes de transport.
Les gars, le soleil et le vent sont gratuits. Il nous faut juste de la volonté politique et des contrats blockchain. Problème résolu ?
Ah oui, la ‘magie blockchain’ — parce que ce dont le Sud global a vraiment besoin, ce sont plus de termes à la mode en fintech, pas des investissements stables dans les réseaux.