Is 2026 the Year We Finally Eat Like Humans Again? Cabbage, 'Nonna-Stalgia,' and the Death of Protein Mania
Et si 2026 était l'année où l'on remangeait enfin comme des humains ? Chou, « nonna-stalgie » et fin de la folie protéinée

Vous vous souvenez quand tout devait être optimisé — shakes protéinés à 6h, « metabolic hacking », et cold brew avec cinq adaptogènes ? 2025 a été l’année du tableur alimentaire. Mais maintenant ? La discrète élégance est à l’honneur. Les gens ne veulent plus d’optimisation — ils veulent de la chaleur, de la fiabilité, et parfois un croissant bien croustillant.
Un luxe discret dans les restaurants ? Je suis tout à fait pour. Du vrai beurre, pas de la margarine. Des fonds maison, pas de la poudre. Mais réduire l’échelle signifie des marges serrées. Peut-on vraiment offrir des ‘moments de surprise et plaisir’ quand on paie ses serveurs 18 dollars de l’heure et qu’on peine à payer le loyer ? C’est beau en rêve, mais irréaliste pour la plupart d’entre nous.
Je ne veux pas d’un menu dégustation à 37 dollars. Je veux m’asseoir dans une pièce calme, manger une assiette chaude de quelque chose de fermenté, et savoir que le chef ne l’a pas juste ‘optimisé’. Maintenant, je paie pour la paix, pas pour les likes Instagram.
Amen. Les menus dégustation à 250 dollars ressemblaient à de l’art performance. Je veux de la substance. Une omelette parfaite, une bonne bouteille de vin naturel. Pas 17 mini-plats qui me laissent affamé et perplexe.
Donc on retourne manger comme nos grands-parents maintenant ? Quoi d’autre — plus de Wi-Fi au resto ? Du vinaigre comme ‘tonique santé’ ? C’est juste du sucre et de l’eau avec des bactéries. Je décline. Je veux des résultats, pas des vibes.
Vous sous-estimez la texture. Ce craquement quand vous mordez une fraise déshydratée ? Des frissons. Et du vinaigre en dessert ? Oui. J’ai mis du vinaigre de cidre dans mon gâteau au chocolat et mon thérapeute a dit que c’était ‘un pas dans la bonne direction’.
Ne transformons pas le « trésor local » en exotisme. Le yaupon n’est pas une mode — c’est une plante aux racines profondes dans les cultures autochtones. Idem pour la papaye. Si on va vers le local, faisons-le avec respect, pas seulement comme un accessoire de déco dopaminique.
Des moments de ‘surprise et plaisir’ ? Super. Mais aussi : des lumières tamisables et des box calmes pour les clients neuroatypiques ? Encore mieux. Enfin, les restaurants pourraient devenir des lieux où je pourrais manger sans faire de crise d’angoisse.
Le chou est le légume de l’année ? Dieu merci. Je peux enfin arrêter de faire semblant de savoir prononcer ‘kombu’.