Glen Powell Can't Save Another 80s Reboot—Is Hollywood Running Out of Ideas?
Glen Powell ne sauve plus les reboots des années 80 : Hollywood manque-t-il d’idées ?

Donc Glen Powell vient d’incarner un spectacle de science-fiction à 110 millions censé lancer sa franchise—et ça a fait un flop pire qu’un drone Predator dans un ouragan. Le reboot de Running Man a démarré avec un maigre 17 millions aux États-Unis, devancé par Now You See Me 3, de toutes les choses possibles. Assimilez bien ça : un film sur un casse magique a battu un thriller dystopique de course à la mort avec la coqueluche d’Hollywood.
Le film avait Edgar Wright, le charme de Glen Powell et une histoire de Stephen King—pas vraiment la recette d’un désastre. Mais entre un purgatoire marketing, un remaniement à la direction de Paramount et des bandes-annonces floues qui ne clarifiaient pas le scénario, le film a été distancé. Et ne parlons même pas du classement R qui a limité son audience. Peut-être que la vraie dystopie, c’était la salle de réunion d’Hollywood depuis le début.
Les chiffres sont brutaux mais limpides. Un budget de 110 millions nécessite 220 millions minimum pour être rentable. À 28,2 millions mondiaux, c’est une perte assurée. Mais le vrai problème n’est pas Glen Powell—c’est la mauvaise gestion du studio. Quand les chefs marketing changent un mois avant la sortie, les campagnes meurent en comité. Ce fut un échec de leadership, pas de talent.
Je m’inquiète plus pour Wright que pour Powell. Ce type a réalisé Shaun of the Dead et Hot Fuzz—il a une vision. Si son film échoue à cause de la politique du studio, c’est une tragédie. On perd des auteurs à cause de réorganisations d’entreprise.
Je l’ai vu à Des Moines. Les gens ont aimé ! Le film a bien marché hors de LA et de NYC. Powell n’est pas un problème côtier. La promotion n’est arrivée chez nous qu’en retard.
Running Man (1987) était une satire déguisée en film d’action. Cette version a apparemment perdu la satire, devenant juste une autre course à la mort. Pas d’ironie, pas de mordant. Que du CGI et des répliques toutes faites. On ne peut pas relancer une œuvre en amputant son âme.
On veut rebooter Buckaroo Banzai ensuite ? Sérieusement ? À ce stade, ce n’est plus de la nostalgie—c’est de la nécrophilie. Laissez. Tomber.
Josh Goldstine est un magicien des campagnes, mais même lui ne peut pas sauver une maison en feu. On ne lance pas un film à 110 millions sans élan marketing pendant un mois. Le studio a parié et perdu.
Exactement. Et n’oublions pas que le classement R a tué toute chance d’attirer les adolescents. Twisters et Top Gun 2 de Powell ont tous deux dépassé les 300 millions en PG-13. C’était une blessure auto-infligée.