How a $14B Scam Built on Free Science is Breaking Research
Comment un système de 14 milliards construit sur la science gratuite sabote la recherche

Allons droit au but : l’industrie de l’édition scientifique est une arnaque — légale, certes, mais une arnaque. Les universitaires écrivent, relisent et paient pour publier, pendant qu’Elsevier accumule des marges de 37 %. Pour comparer, Apple affiche 23 %, Exxon 10 %. On ne fait pas que subventionner les éditeurs, on finance leurs yachts de luxe.
Et ne parlons pas de l’'accès ouvert’ — maintenant les chercheurs paient plus de 3 000 $ pour publier, afin que le public puisse lire gratuitement. Brillant. Tu payes pour donner ton travail, et l’intermédiaire empoche des milliards. Ce système ne demande pas une réforme — une réinitialisation totale.
Je publie dans Nature parce que je n’ai pas le choix. Mon financement en dépend. Mon poste stable aussi. Ce n’est pas de l’idéalisme — c’est une question de survie.
Nous avons déjà des revues en accès diamant. Elles fonctionnent. Elles sont gratuites, gérées collectivement et de grande qualité. Le problème n’est pas technologique — c’est la reconnaissance sociale. Les chercheurs ont besoin de légitimité culturelle, pas seulement d’accès.
Passé trois semaines à relire gratuitement, puis frappé par des frais de 2 500 $. Ce n’est pas de la science ouverte. C’est l’université au prix d’entrée.
Tu penses que je ne veux pas changer le système ? J’adorerais publier dans une revue diamant. Mais les comités de recrutement s’en moquent. Ils voient ‘Science’ ou ils ne te voient pas.
Exactement. C’est pourquoi les financeurs et universités doivent cesser d’accorder de la valeur aux marques de revues et commencer à évaluer directement la qualité des recherches.
J’adorerais faire plus d’évaluations par les pairs, mais je suis trop occupé à corriger 300 copies gratuitement. On n’est pas des scientifiques. On est des travailleurs précaires en blouse.
Comportement typique de rente : privatiser les profits tout en collectivisant le travail. Oligopole classique. Le seul mystère est que l’on continue de traiter ces revues comme des textes sacrés.
Sérieusement, ferais-tu confiance à des conseils médicaux venant d’une plateforme à but lucratif ? C’est exactement ce que nous faisons avec Elsevier.