Is 'The Smashing Machine' Just Brutal Filmmaking or a Masterpiece in Disguise?
‘The Smashing Machine’ : un chef-d’œuvre déguisé ou simplement du cinéma brutal ?
Benny Safdie revient avec 'The Smashing Machine', et encore une fois, il a réalisé un film techniquement brillant mais émotionnellement épuisant. La caméra tremble, la tension ne retombe jamais, et l’histoire de Mark Kerr — pionnier du MMA joué par un Dwayne 'The Rock' Johnson méconnaissable — donne moins l’impression d’un biopic que d’une marche forcée dans la dépendance et l’effondrement.
Johnson s’efface complètement dans le rôle grâce à un maquillage prothétique impressionnant, mais même son engagement ne peut sauver le film de la réalité implacable, presque punitrice, de Safdie. Ce n’est pas une histoire qui se dévoile — elle ne cesse de vous frapper avec davantage de souffrance. S’agit-il d’un art audacieux ou simplement d’un sadisme au ralenti ?
Safdie ne cherche pas à nous divertir — il démonte le genre du biopic sportif. L’inconfort fait partie du propos. En refusant de glamoriser la violence ou la guérison, il nous oblige à affronter le coût brut de l’obsession humaine. C’est du cinéma anti-Hollywood dans toute sa rigueur.
The Rock livre son meilleur travail dramatique depuis 'Central Intelligence' et on dit encore qu’il est 'méconnaissable' ? N’importe quoi. Je reconnais cette démarche entre mille. L’homme incarne le charisme, même en tant que combattant de MMA brisé.
En tant que personne qui a vécu cette époque, ce film me paraît d’une justesse douloureuse. Le chaos, l’absence de régulation, la façon dont les combattants étaient broyés puis rejetés — tout y est. Safdie n’avait pas besoin d’exagérer. La réalité était déjà l’histoire d’horreur.
Exactement. Et c’est pourquoi dire qu’il 'ne divertit pas' passe complètement à côté du sujet.
J’ai essayé de le regarder hier soir. Mon mari s’est endormi, et j’ai dû l’arrêter après 40 minutes. On aurait dit regarder quelqu’un couler lentement dans ses mauvais choix. Non merci.
Vous ne voyez pas la forêt à cause des arbres. C’est du cinéma lent ayant un sens. Il n’est pas censé être 'amusant'. C’est un réquiem pour une époque et un homme.
La vraie tragédie, c’est que Dwayne Johnson devienne enfin sérieux et que le public décroche. On dit vouloir de l’art, mais on récompense le spectacle. La prestation du Rock est la chose la plus humaine qu’il ait jamais faite, et on l’appelle ennuyeuse ?