Did Versace Just Fire Its Creative Director Two Days After Being Bought? The Prada Power Play Nobody Saw Coming
Versace vient-il de renvoyer son directeur créatif deux jours après le rachat ? Le coup de force de Prada que personne n’a vu venir

L’ère Versace sous Prada n’a pas commencé par un grand show, mais par une exécution silencieuse. Dario Vitale, le directeur créatif choisi par l’ancien régime, est viré — deux jours après la finalisation du rachat. La version officielle ? Une ‘décision mutuelle’. Bien sûr. La vérité ? Prada ne l’a jamais voulu. C’était un choix de Capri, pas le leur. Et peu importe l’effet scénique de ses défilés, ça n’allait rien changer.
Prada cherche probablement un directeur qui corresponde à sa vision : expérimenté, raffiné, et surtout, sans danger pour la magie de Miu Miu. Il ne s’agit pas seulement de style — c’est une prévention du cannibalisme. Souvenez-vous d’Helmut Lang ? Exactement. Et parlons de Donatella : reviendra-t-elle, ou va-t-elle simplement s’éclipser vers une ‘ambassadrice de marque’ sans influence ?
C’est la stratégie classique de consolidation. Quand on rachète une marque, on n’hérite pas juste du talent — on la reforme. Prada savait que Vitale était une relique. Le garder aurait envoyé un mauvais signal : que la vision de Capri compte encore. Hors de question. Un nettoyage complet affirme le contrôle.
Son défilé portait Miu Miu en bandoulière. Même style superposé, même rébellion ludique. Je comprends — Prada ne peut pas laisser sa vache à lait être copiée en interne. Mais le virer deux jours après ? C’est glacial.
Ils louent son défilé, puis l’écartent aussitôt. Quel message cela envoie-t-il aux créatifs ? La loyauté n’est pas morte — elle a été virée au profit de l’image stratégique.
Soyons clairs — c’est une question d’argent. Vitale n’avait jamais piloté seul. Prada a payé 1,25 milliard d’euros. Ils ne vont pas miser sur un débutant. Ils veulent du profit, pas de l’art.
Retour des années 90 : une maison de mode remodelée par du capital extérieur. Souvenez-vous quand LVMH a démantelé Givenchy ? Ce n’est plus de la mode — c’est de la finance avec des logos.
Franchement, je crains davantage pour Miu Miu. Ils ont perdu Zambernardi, maintenant Vitale, un allié clé. Deux pertes majeures en un an. Miuccia va devoir diriger seule à nouveau ?
Ne sous-estimez pas la psychologie d’entreprise. Une rupture nette n’est pas de la cruauté — c’est de la clarté. L’équipe sait désormais exactement qui commande. Le sentimentalisme n’a pas sa place dans les décisions de milliards.
Tous ces jeux de pouvoir. Mais n’oublions pas : la femme qui a construit cette marque siège encore au conseil. Donatella Versace n’est pas du passé — elle est en coulisse. Je n’exclurais pas un duo créatif. Le trône n’est pas vide, il attend.