Postcards Are Dying? Then Why Did They Boom During the Pandemic and Save Lives?
Les cartes postales sont-elles en voie de disparition ? Alors pourquoi ont-elles explosé pendant la pandémie et sauvé des vies ?
Voilà l’ironie : la valeur des cartes postales chute en Europe — en baisse de 15 % en un an seulement. En 2024, on stagne à 60 millions d’euros, bien loin du pic de 81,3 millions en 2022. Pourtant, pendant la pandémie, ces petits objets en papier ont connu une renaissance. Les gens les envoyaient comme une thérapie anti-détox numérique. Un ‘je pense à toi’ palpable dans un monde noyé sous les messages glacés.
Entre-temps, les emplois postaux tiennent bon — 1,45 million de travailleurs dans l’UE. Mais voilà ce que les chiffres cachent : derrière cette légère reprise des ventes de cartes, des liens humains ont été reconstruits, timbre après timbre. Alors posez-vous la question : la dernière fois qu’une notification vous a fait pleurer, c’était quand ? Et une carte postale, elle, ne l’a jamais fait ?
Soyons clairs — le marché de la carte postale était en soins palliatifs bien avant les funérailles sur Zoom. La vraie histoire, c’est l’explosion de la livraison de colis. 1,45 million de travailleurs postaux ? Ce ne sont pas des cartes postales, ce sont des livraisons Amazon en 48h et le chaos des retours en entrepôt. La nostalgie ne paie pas les salaires.
Oh, arrêtez. Vous trouvez romantique un drone d’entrepôt qui scanne des codes-barres ? Moi, j’ai envoyé 47 cartes postales en 2020 à des amis en confinement. Chaque fois, un effort : choisir la carte, l’écriture manuscrite, un timbre, une marche jusqu’à la boîte. Ce rituel avait de l’importance. C’était une forme de résistance.
La hausse pendant la pandémie n’est pas de la nostalgie — c’est de l’anxiété. Les gens avaient peur et ont cherché des repères analogiques. Le pic des cartes postales était un réflexe de peur, pas un changement culturel. Nous avons confondu une crise d’angoisse avec du romantisme.
La poste déplace encore pour 60 millions d’euros de cartes. Ce n’est pas un échec. C’est une sélection. Le bruit des emails a disparu, et du coup, le courrier a retrouvé du sens. Vous ne payez pas pour du papier. Vous payez pour l’intention.
Les gens passent à côté de l’essentiel. Ce n’est pas le volume des ventes qui importe. C’est l’infrastructure culturelle. Des bureaux de poste abandonnés ? Ce sont des lieux communautaires perdus. L’automatisation a gagné, mais la solitude s’est accentuée.
Exactement. Ma grand-mère ne textait pas. Mais je recevais une carte postale chaque mois de Marseille. Maintenant qu’elle est partie, ces bouts de papier valent plus que n’importe quel archive numérique.
Parlons émissions. Une carte postale a 1/50e de l’empreinte carbone d’un colis livré. Peut-être qu’il ne faut pas pleurer les cartes postales — il faudrait les armer contre l’orgie carbone d’Amazon.
Corrélation n’est pas causalité. Moins d’émissions par unité ne signifie pas que l’impact global est faible. Si on se met tous à envoyer 10 cartes par jour, les calculs changent vite.