Is This Documentary the Last Stand for Investigative Journalism?
Ce documentaire est-il le dernier rempart du journalisme d'investigation ?

Après vingt ans à courser Seymour Hersh, Laura Poitras a enfin obtenu son film — et il sort pile au moment où la confiance dans les médias est au plus bas. Ce documentaire n’est pas seulement sur la carrière explosive de Hersh ; c’est une mise en accusation cinématographique de la manière dont les institutions enterrent la vérité et dont les journalistes d’aujourd’hui sont censurés par des euphémismes. Des mots comme ‘génocide’ deviennent des mots interdits ? Franchement.
Le fait que Netflix n’ait pas modifié une seule image est rassurant — mais les algorithmes peuvent-ils vraiment propulser un doc comme celui-ci ? Ou sera-t-il enseveli sous les vidéos de chats et les séries sur les faits divers ? Poitras croit au cinéma comme acte collectif. Moi aussi. Espérons que le monde écoute avant que la vérité ne devienne obsolète.
Hersh n’avait pas besoin de Poitras pour valider son héritage — ses reportages l’ont fait. Mais ce doc pourrait enfin présenter son travail à la génération Z. Vous imaginez être jeune et ne rien savoir sur My Lai ? C’est un échec de l’éducation, pas du journalisme.
Le vrai sujet, ce n’est pas Hersh — c’est l’érosion de l’autonomie journalistique. Quand les rédactions censurent des mots comme ‘génocide’, elles ne sont pas neutres ; elles sont complices. La neutralité face à l’atrocité est un échec moral.
Bon film, mais soyons honnêtes — c’est l’algorithme de Netflix qui décide ce que vous voyez. S’il ne provoque pas assez de clics rageurs, il est enterré. Le streaming n’est pas une bibliothèque ; c’est un casino.
C’est exactement ce que je veux dire. Nous avons réduit la culture à du contenu. Le cinéma n’a jamais été question de commodité — c’est question d’obscurité partagée, de silence partagé, de révélation partagée.
Poitras veut préserver le cinéma, mais si Netflix fait voir ce film à des millions de personnes qui n’iraient jamais au cinéma, n’est-ce pas mieux qu’une obscurité noble ?
Que Trump se plaigne du montage de la BBC, c’est comme un pyromane qui poursuit quelqu’un pour une brûlure de cigarette. L’ironie se passe d’écriture.
Tous ces discours sur la ‘vérité’ et la ‘censure’ — pendant ce temps, on fait tous défiler des titres générés par IA. Le vrai complot, c’est que le public s’en fiche désormais.
Vous avez raison — les indicateurs d’engagement récompensent la colère, pas la nuance. Mais cela n’exonère pas les institutions. Elles doivent résister à la capture algorithmique ou renoncer à leur mission.