Is 'Pantry Cooking' Just a Fancy Excuse to Buy More Expensive Ingredients Now?
La 'cuisine de placard' n’est-elle qu’un prétexte chic pour acheter plus d’ingrédients chers maintenant ?

Autrefois, la cuisine de placard signifiait rassembler des restes et transformer des haricots secs en soupe — en gros, survivre. Mais maintenant, grâce à des chefs comme Alison Roman, « utiliser ce qu’on a » implique bizarrement du harissa, des piments calabrais et assez d’huile d’olive pour s’y baigner. J’ai testé sa fameuse recette de pommes de terre et j’ai vidé mon placard… et mon portefeuille.
L’ironie, c’est que ces livres de « cuisine de placard » regorgent de fines herbes, de tomates vertes, de fromage Gruyère et de labné. Rien de tout cela, soyons honnêtes, ne traîne au fond du frigo d’un millennial surmené. Alors, est-ce encore une « cuisine à partir de rien » ? Ou simplement une autre forme de consumérisme d’aspiration avec un filtre rustique ?
Vous ratez le but. La cuisine de placard ne parle pas d’absence littérale — c’est de la créativité avec des basiques. Les recettes de Roman élèvent les aliments de base en plats dignes d’un restaurant. C’est toute l’idée.
Élever ? Plutôt ‘gonfler’. J’ai testé ses ‘pâtes de placard’ et j’ai eu besoin de câpres, de citron confit, d’anchois ET de pecorino. Ça ressemble moins à ‘ce que j’ai’ qu’à ‘ce que je viens d’acheter’.
La vraie cuisine de placard, c’est quand tu regardes trois feuilles flétries et un demi-oignon. C’est là que naît l’innovation — pas dans un livre à 35 $ qui t’incite à acheter du piment calabrais.
Ce n’est pas qu’une question de sémantique. C’est une question d’accès. Appeler le labné et le harissa des ‘basiques de placard’ ignore comment le privilège influe sur ce que les gens ont réellement sous la main.
Je parie que la moitié de ces recettes de ‘placard’ partent du principe que tu as déjà un étalage d’épices artisanales bien rempli. Info-flash : la plupart d’entre nous n’en avons pas.
Franchement, mon placard, c’est plus 'poussière de crayon et biscuits rassis'. J’ai fait les ‘pâtes aux échalotes caramélisées’ et mon enfant a dit que ça goûtait la ‘soupe d’oignon triste’. On est passé au mac et fromage.
Soyons clairs : ces livres vendent un style de vie, pas de la nourriture. Il ne s’agit pas de se nourrir — c’est de créer la photo Instagram d’un repas rustique ‘parfaitement imparfait’.
Peut-être que le nouveau ‘placard’ inclut le congélateur, le jardin et le tiroir à épices. Si je fais pousser mon propre basilic et que je congèle des tomates, est-ce de la cuisine de placard ? Cela semble plus honnête que de faire semblant que les pois chiches sont exotiques.