Yorgos Lanthimos Just Dropped His Most Divisive Film Yet — Was That Ending a Masterstroke or a Disaster?
Yorgos Lanthimos vient de sortir son film le plus divisif à ce jour — cette fin était-elle un coup de génie ou un désastre ?

Bugonia n’est pas juste un film d’enlèvement extraterrestre comme les autres — c’est un duel psychologique tordu entre une PDG avide de pouvoir et un duo de cousins complotistes, enveloppé dans le malaise caractéristique de Yorgos Lanthimos. Mais soyons clairs : le film construit une tension brillante pendant 95 % de son durée, avant de s’effondrer sous le poids d’un choix musical parmi les plus littéraux et douloureux du cinéma moderne.
Emma Stone livre une leçon de maître en terreur maîtrisée, mais ce dernier choix musical n’est pas subtil — c’est un coup de masse en pleine face du public. Quand la reprise de 'Where Have All the Flowers Gone ?' par Marlene Dietrich est diffusée en entier sur des images apocalyptiques répétitives, elle n’invite pas à la réflexion — elle l’impose. Et pas de manière agréable.
La dissonance dans Bugonia n’est pas un défaut — c’est le sens. Lanthimos ne fait pas un thriller ; il dissèque le pouvoir, la croyance et la futilité de la communication. Le style froid et détaché nous oblige à observer, pas à éprouver de l’empathie. Cette distance est justement le message.
Je me fiche de la dissection. Ce qui me préoccupe, c’est qu’après une heure de tension, le film s’arrête juste… Cette chanson m’a donné l’impression que le réalisateur murmurait 'maintenant, soyez tristes' au lieu de susciter cette émotion naturellement.
L’absence de plans de réaction n’est pas un défaut de mise en scène — c’est un miroir cognitif. On est forcé de simuler soi-même la réaction émotionnelle de l’autre personnage, ce qui crée un malaise d’une immersion singulière.
Simuler ? Mon gars, je voulais juste voir Stone réagir au sourire flippant de Jesse Plemons.
Diffuser une ballade de 5 minutes en entier à la fin n’est pas audacieux — c’est paresseux. Ça dit au public quoi ressentir au lieu de lui faire confiance. Ce n’est pas profond. C’est condescendant.
Les critiques qui râlent sur l’accessibilité ratent le but : Lanthimos n’est pas fait pour tout le monde. Ses films sont faits pour déstabiliser, pas pour rassurer. Si vous voulez une conclusion claire, allez voir un film Pixar.
Ah, mais la chanson de Dietrich est justifiée — c’est un commentaire brutal sur la violence cyclique et la futilité humaine. Vous n’êtes pas prêt pour cette vérité.