Salem Halloween 2025: Was the Witch City Finally Oversaturated by Its Own Magic?
Salem Halloween 2025 : La Ville des Sorcières a-t-elle finalement été étouffée par sa propre magie ?

Allons droit au but : cette année, Salem n’avait pas l’air d’une ville qui célèbre Halloween. Plutôt d’un parc à thème en vrai où tout le monde paie 25 dollars juste pour respirer le même air qu’une citrouille en plastique.
Ne vous méprenez pas — j’adore l’esprit. Mais quand le 'cercle des sorcières' sur le Common est entouré de bâtons selfie et de files d’attente devant des camions street-food, et que les mémoriaux servent de décor Instagram ? Ce n’est plus du respect. C’est une exploitation de marque.
Facile de critiquer depuis l’extérieur. Ma boutique a fait plus de la moitié de son chiffre d’affaires annuel en un jour. Vous croyez que je vais dire aux gens de ne pas venir ? Cette 'sur-commercialisation' paie mon loyer et la bourse universitaire de mon enfant.
Un pic de revenus une fois par an ne signifie pas durabilité. L’infrastructure de la ville s’effondre sous le poids de 100 000 visiteurs. L’an dernier, les camions de ramassage ont dû faire trois fois plus de tournées. Ce n’est pas une fête, c’est une urgence écologique.
Et pourtant, la ville ne nous taxe qu’à 5 % alors qu’elle ne fait payer aucun impôt aux touristes. Rigolo comme le fardeau retombe toujours sur les habitants.
Je joue le héraut puritain de la ville. Hier soir, un type déguisé en Deadpool m’a demandé une danse TikTok. J’ai répondu : 'À mon époque, on vous aurait pendu pour moins que ça.' Il m’a laissé cinq dollars. Le progrès ?
On peut parler de la difficulté à faire du porte-à-porte quand on a six ans et qu’on se fait assaillir par des influenceurs gothiques parce qu’on est 'esthétique' ?
J’emmenais mes élèves au Mémorial des Procès des Sorcières chaque octobre. Cette année, ça ressemblait au boudoir d’un influenceur. On apprenait le respect. Maintenant, on apprend les bonnes manières pour faire des photos.
J’ai vu les foules grossir chaque année. Mais hier soir ? L’ambiance était différente. On se serait cru plus à une fête foraine qu’à une veillée hantée. Peut-être qu’il est temps de limiter l’affluence et de ramener le silence inquiétant.