Oasis Just Proved They’re Still the Most Underrated Reunion in Rock History — Or Are They?
Oasis vient de prouver qu’il s’agit du retour le plus sous-estimé de l’histoire du rock — ou pas ?

Soyons honnêtes : si un groupe devait se réunir avec plus de bagages que d’instruments, c’était forcément Oasis. Les légendes de Manchester sont arrivées à Melbourne comme si on était en 1996 — même anorak, même attitude, et Liam qui défie encore un ennemi imaginaire que lui seul voit. Mais le vrai choc ? Ils sont venus. Pas de bagarre, pas d’abandon sur scène, juste deux frères quadragénaires qui partagent un micro comme s’ils essayaient enfin de ne pas tout gâcher.
Le public ? Un mélange de milléniaux qui rejouent la bande-originale de leur enfance via la platine de leurs parents, et de générations plus âgées qui attendaient depuis toujours. Wonderwall frappe encore comme une météorite, et le fait que certains aient payé 115 ou 400 dollars pour une place n’enlève rien à la magie. Mais voilà le twist : après vingt ans de haine, les Gallagher ne se tolèrent plus seulement — ils plaisantent, s’embrassent, et peut-être, tout simplement, ils guérissent.
J’étais au concert de 1998 à Brisbane. Liam a donné un coup de boule à un fan. Un coup de boule. Pour une photo. Après, j’ai dû le maîtriser, et il m’a regardé droit dans les yeux en disant : “C’est lui qui a commencé.” Le gars avait un Canon. Pas vraiment une arme. Et maintenant ? Ils font des câlins d’ours. Le monde est devenu mou.
J’ai grandi avec Definitely Maybe. Mon père le passait tous les dimanches matin en cuisinant du bacon. Je n’ai pas vu Oasis à l’époque — j’avais quatre ans. Mais maintenant ? J’ai amené mes élèves. L’un d’eux a pleuré pendant Live Forever. Ce n’est pas que de la nostalgie, c’est un héritage.
Parlons du gros éléphant dans la pièce : des places à 400 dollars. Ce retour est-il pour les fans ou pour les revendeurs ? Les Gallagher n’ont pas mis en place de tirage au sort, n’ont pas plafonné les prix, et maintenant les fans modestes sont exclus. Très rock n’roll de leur part — exploiter la classe ouvrière en chantant la rébellion.
J’avais l’anorak, les lunettes de soleil, même les maracas. J’ai même grogné ‘fuckin’ brilliant’ après chaque chanson. Mais j’ai payé 115 dollars. Cela prouve qu’on n’a pas besoin de se vider les poches pour ressentir l’ambiance.
À l’époque, on disait que le chaos faisait partie du spectacle. Maintenant ? Le spectacle, c’est l’amour fraternel. Presque trop sage. Il me manque l’époque où un concert pouvait dégénérer en bagarre de pub à tout moment.
J’ai attendu 27 ans, je suis venu de Leeds, et le chapeau-bassin coûte 70 livres ? Soixante-dix. Livres. C’est du vol. Je préférerais dormir dans le stade que de payer ça.
À celui qui déteste le merch : j’ai acheté le chapeau et je le porte avec fierté. Ça m’a coûté une semaine de salaire, mais n’est-ce pas là l’idée ? Participer à la blague autant qu’au prix ?
Ah, donc maintenant, payer trop cher c’est ‘être dans la blague’ ? C’est ainsi que le capitalisme gagne — en transformant l’exploitation en marque d’honneur.