Brazil’s Amazon Deforestation Drops 11%—But Are We Celebrating Too Soon?
La déforestation en Amazonie brésilienne baisse de 11 % — mais célébrons-nous trop vite ?
La déforestation en Amazonie brésilienne a chuté de 11 % cette année — son niveau le plus bas depuis près d’une décennie. Les agences gouvernementales attribuent ce résultat à une répression renforcée, à des amendes plus nombreuses et à une meilleure surveillance par satellite. Une bonne nouvelle ? Bien sûr. Mais voici le revers : les feux de forêt atteignent un niveau record, alimentés par la sécheresse et les pratiques persistantes de défrichage.
Donc oui, la déforestation recule — mais cela pourrait simplement signifier que les bûcherons attendent que le climat politique se calme avant de frapper à nouveau. Et avec la COP30 qui approche, le Brésil veut que le monde voie les progrès, pas la fumée.
Ne confondons pas corrélation et causalité. Oui, les amendes ont augmenté de 38 %, mais la répression est-elle vraiment le moteur ? Ou bien les prix mondiaux des matières premières qui fléchissent ? J’ai déjà vu ce film : la déforestation recule en période de ralentissement économique, puis revient en force.
Les données satellitaires de l’INPE sont en or. Elles sont transparentes, fréquentes et indéniables. Quand la déforestation baisse, c’est parce que des agents sont sur le terrain, des drones survolent les zones, et les tribunaux gèlent des actifs. Ce n’est pas de la chance.
Donc Ibama a infligé 520 millions de dollars d’amendes — parfait. Mais quelle part est vraiment perçue ? La dernière fois que j’ai vérifié, ces amendes s’évaporent comme la pluie en saison sèche.
Le signal du marché est clair : les investisseurs fuient les matières premières liées à la déforestation. Le Brésil peut miser sur les économies de restauration — agroforesterie, bois durable, crédits carbone. Voilà la véritable répression durable.
Un gouvernement durcit, un autre autorise le forage pétrolier en Amazonie. Ce n’est pas une politique — c’est une schizophrénie.
Vous pensez que des drones et des amendes suffisent à arrêter les tronçonneuses ? Ce sont les communautés locales — les gardiens autochtones, les collectifs riverains — qui donnent l’alerte en premier.
Tous ces discours sur le ‘progrès’ alors que le CO2 ne cesse d’augmenter. Nous ne sauvons pas l’Amazonie — nous réorganisons les fauteuils sur le pont du Titanic.
Et ces crédits carbone ? S’ils reposent sur une surveillance réelle, ils peuvent financer à grande échelle la gestion autochtone. C’est là que la répression devient autosuffisante.