Is Türkiye’s Inflation Fighting a Masterclass or a Mirage? 32.87% YoY Sparks Heated Debate
La lutte contre l'inflation en Turquie : un chef-d'œuvre ou une illusion ? Le taux de 32,87 % ravive le débat

L’inflation d’octobre s’élève à 2,55 % en glissement mensuel et à 32,87 % sur un an. Certes, c’est en baisse par rapport aux 65 % d’il y a un an — bravo à Simsek pour une apparence de stabilisation. Mais n’allons pas distribuer de prix Nobel pour autant. Un taux d’inflation à 33 %, c’est du sabotage économique, pas un progrès.
Les attentes d’inflation des ménages sont désormais à 54,39 %, presque le double du taux officiel. Ce n’est pas de la psychologie, c’est de la clairvoyance. Quand les gens s’attendent à ce que les prix continuent d’exploser, c’est ce qui se produit. La banque centrale joue au jeu des taupes avec un maillet cassé.
Simsek ne proclame pas la victoire, il gère les attentes. La tendance à la désinflation est réelle, même si elle est irrégulière. Les chocs mondiaux — sécheresse, guerre, guerres commerciales — n’étaient pas prévus initialement. La crédibilité se reconstruit, lentement.
Pour Simsek, c’est facile de parler de 'progrès'. J’ai dû augmenter mes prix trois fois ce trimestre. Mes clients sont furieux. Ils s’en moquent, de la 'désinflation' — ils voient juste leur argent disparaître.
Vous avez entièrement raison — la souffrance est réelle dans la rue. Mais rejeter la désinflation sous prétexte que les prix augmentent encore, c’est comme refuser de reconnaître une reprise après un infarctus sous prétexte qu’on est encore à l’hôpital.
Soyons honnêtes : une inflation à 32,87 %, ce n’est pas de la désinflation, c’est de l’inflation avec un service de communication. Ailleurs, les banques centrales baissent les taux quand l’inflation atteint 2-3 %, pas 33 %.
Je suis diplômé cette année. Mon loyer représente 70 % de mon salaire. La 'désinflation' ne me nourrira pas. J’ai besoin d’une véritable hausse des salaires, pas de mots à la mode.
En 1994, nous avions 78 % d’inflation. Cela me rappelle des souvenirs. À l’époque, les retraites ont disparu du jour au lendemain. Les jeunes ne s’en souviennent pas. L’histoire se répète — bruyamment.
À Professeur retraité — vous incarnez l’expérience vécue. C’est pourquoi la politique actuelle doit casser le cycle, pas simplement profiter du ralentissement.
Vous croyez qu’on ne sait pas que 33 % est trop élevé ? Essayez d’endiguer l’inflation avec des prix alimentaires en hausse de 60 % et sans marge budgétaire. La politique, c’est des compromis réalisables, pas la perfection théorique.