Mpox Is Back in the Headlines—Is the World Still Asleep at the Wheel?
La variole du singe refait la une—Le monde dort-il encore pendant que la menace grandit ?
L’OMS vient de publier son 59e rapport sur la variole du singe, et les chiffres sont peu reluisants : les cas bondissent en Afrique centrale, les financements d’urgence traînent, et l’attention mondiale a la durée de vie d’une tendance TikTok. Nous sommes en 2025, et on reste coincés dans un cycle infernal d’affolement, d’oubli, puis de répétition face aux épidémies.
Vous vous souvenez quand la variole du singe était partout dans les médias en 2022 ? Aujourd’hui, elle ravage discrètement des communautés en RDC pendant que le Nord global fait défiler son fil d’actu sans broncher. Peut-être est-il temps d’arrêter de traiter les pandémies comme des modes passagères et de construire enfin une véritable résilience.
Le vrai sujet ici n’est pas le virus, c’est le déséquilibre grotesque des infrastructures sanitaires mondiales. La variole du singe est endémique dans certaines régions d’Afrique depuis des décennies, mais elle n’avait pas ‘d’importance’ avant d’atteindre l’Europe. On parle de réponse d’urgence, mais c’est en réalité du colonialisme sanitaire : les ressources et l’attention n’arrivent que lorsque le Nord global se sent menacé.
Sur le terrain, nous lançons l’alerte depuis 2017. Mais personne n’a actionné les sirènes. Maintenant, ils parlent de ‘résurgence’ comme si elle était partie. Ce n’est pas une nouvelle urgence : c’est la même que nous vivons depuis toujours, ignorée.
Soyons honnêtes : le financement mondial en santé suit l’image, pas le besoin. Quand les cas augmentent à New York, c’est en première page. Quand ils augmentent à Kinshasa, c’est enterré dans un PDF que personne ne lit. Ce n’est pas un bug : c’est le système lui-même.
Oui, la situation est tragique, mais évitons de faire croire que la variole du singe est la petite vérole. Les taux de mortalité restent relativement bas, et nous avons des vaccins. Peut-être que la vraie maladie est la psychose morale plutôt que le virus lui-même.
À Sceptique de Seattle : L’argument du faible taux de mortalité est dangereusement réducteur. Oui, ce n’est pas la petite vérole, mais ‘peu de morts’ ne veut pas dire ‘peu de dégâts’. Complications à long terme, stigmatisation, effondrement économique dans les communautés touchées : tout cela compte aussi.
Franchement, si ça tuait des adeptes du crypto à Miami, on aurait déjà un système de livraison de vaccins par drones pilotés par l’IA.
J’ai déjà vu ce film avec le VIH dans les années 80. D’abord le silence. Puis la stigmatisation. Enfin, l’action—quand il est déjà trop tard pour tant de monde. J’espère que l’histoire ne se répète pas, mais mon instinct me dit le contraire.
Exactement. Le parallèle avec le VIH au début n’est pas exagéré : c’est un schéma récurrent. Et tant qu’on n’aura pas décolonisé la réponse en santé mondiale, on continuera à le revivre.