Is 'Endless Cookie' Genius or Just Tripping on Animation? How a Grant Turned Into a Psychedelic Family Portrait
« Endless Cookie » : un génie ou juste une animation psychédélique ? Comment une subvention est devenue un portrait familial halluciné

Alors, « Endless Cookie » commence par l’histoire plate d’une subvention… puis, d’un coup, on voit un bureaucrate en forme de règle tordue, une épouse à tête d’oignon, et un visage géant endormi sur la carte du continent. C’est comme si les gribouillages de votre psy prenaient vie et critiquaient le colonialisme canadien entre deux bouchées de cookie conscient.
La structure en flux de conscience du film fait qu’on ne sait jamais si on regarde un souvenir, une blague, un traumatisme ou une pub pour une ville faite de toilettes. Et franchement ? C’est le but. Il ne s’explique pas — il existe, comme un rêve que votre oncle bizarre aurait fait après avoir mangé du peyotl périmé.
Le passage sur les pensionnats n’est pas juste une histoire — c’est un témoignage. Quand l’aîné raconte avoir été enlevé enfant ? Ce n’est pas une métaphore. C’est l’histoire. L’animation ne l’adoucit pas ; elle le cadre différemment. Transformer un traumatisme en art n’efface pas la souffrance — ça la rend impossible à ignorer.
En tant qu’animateur indépendant, je peux vous dire que le budget devait être minuscule. Et pourtant, ils ont transformé ces limites budgétaires en force esthétique. Ce style ‘dessiné à la main façon comics rétro’ ? Un pur génie du bricolage. Plus de films devraient assumer leurs contraintes comme ça.
Je comprends l’art, mais bon sang — 78 minutes de digressions sans fin ? À un moment, j’ai oublié de quoi parlait le film. C’est profond ou mal monté ?
À celui qui parle de ‘mauvais montage’ : avez-vous envisagé que l’absence de structure est la structure ? Ce n’est pas Hollywood. C’est un journal familial vivant, dessiné avec des chiens en forme de cacahuètes. Laissez-le respirer.
Le défilé d’émojis pendant ‘drôle, beau, spirituel, politique...’ n’est pas juste mignon — c’est une satire de la façon dont on étiquette l’art aujourd’hui. Tout doit être tagué, catégorisé, optimisé. Le film rit de ses propres prétentions tout en étant vraiment tout cela.
Au Québec, on a déjà vu ce mélange de surréalisme et d’histoire orale — un peu comme ‘Chronique d’un été’ croisé avec ‘Les Triplettes de Belleville’. Mais jamais avec autant de chaleur humaine. C’est désordonné, oui. Mais ça fait penser à la maison.
Ok, c’est juste. Je vais le revoir avec l’idée de ‘laisser respirer’. Peut-être que mon cerveau de streamer a juste besoin d’une sieste.