Will the 2026 Film Festivals Save Hollywood — or Just Become Glorified Premiere Parties?
Les festivals de cinéma de 2026 vont-ils sauver Hollywood — ou ne seront-ils plus que des soirées de première surdimensionnées ?

Soyons honnêtes : Cannes et Venise, c’était là que les auteurs allaient bouleverser le cinéma. Aujourd’hui, c’est devenu des auditions sur tapis rouge pour la saison des Oscars. Spielberg, Cruise, Villeneuve — des noms énormes, des budgets fous, mais combien de ces films vont vraiment faire quelque chose de radical ?
Ne vous méprenez pas — je suis impatient de voir la comédie noire d’Iñárritu avec Cruise et le thriller de Fincher avec Pitt en vedette. Mais quand des films Netflix comme 'Cliff Booth' sont exclus de Cannes, on doit bien se demander : est-ce qu’on construit des temples pour l’art… ou juste des opérations de com’ avec des ovations debout ?
Cannes n’est pas censé être un panneau publicitaire pour Hollywood. C’est censé être un sanctuaire pour un cinéma audacieux et innovant. Quand on voit le nouveau film sur les ovnis de Spielberg passer hors compétition, ce n’est pas un progrès — c’est une reddition.
Écoutez, les festivals ont besoin de stars pour rester pertinents. Spielberg et Cruise ne sont pas l’ennemi — le vrai problème, c’est que les salles disparaissent et que personne n’achète plus de places. Au moins, Cannes offre à ces films une scène digne.
Une scène digne ? Plutôt une cage dorée où l’art fait semblant d’être libre tout en ayant le logo d’un studio tatoué dans le dos.
Faits : chaque gagnant du meilleur film depuis 2015 a été présenté dans un grand festival d’automne. Si votre film n’est pas à Venise ou à TIFF, il n’est pas dans la course. Aussi simple que ça.
Mon drame à 2 millions de dollars sur un poète sourd à Brooklyn vient d’être refusé par Sundance. Mais bon, au moins 'Digger’, où Tom Cruise fait exploser le monde, a une 'vraie chance' à Venise. L’apogée du cinéma.
Les festivals n’ont jamais été purs. Vous vous souvenez quand 'Troie' a ouvert Cannes ? On idéalise le passé. Le vrai problème, ce n’est pas la présence de blockbusters — c’est l’absence de débat sur la forme et le langage.
Idéaliser le passé ne veut pas dire que c’était pas mieux. À l’époque, ils faisaient au moins semblant de se soucier de l’image.