Is Happiness Without Free Will Still Humanity? Vince Gilligan's New Show Pluribus Just Broke the Zombie Genre
Le bonheur sans libre arbitre, est-ce encore l'humanité ? La nouvelle série de Vince Gilligan, Pluribus, vient de révolutionner le genre zombie

Vince Gilligan vient de tout chambarder dans le genre post-apocalyptique. Pluribus n’est pas une question de survie, mais de savoir si on voudrait vraiment survivre si l’alternative, c’est un état de conscience collective et béatifique. Les contaminés ne sont pas des cadavres en décomposition ; ce sont des gens souriants, fonctionnels, étrangement heureux. Carol, interprétée par Rhea Seehorn, cherche à nous sauver de cela. Mais voilà le problème : être ‘sauvé’ pourrait bien être la vraie tragédie.
Gilligan n’a pas seulement construit un monde nouveau—il a construit un miroir. En rendant les personnes du ‘collectif’ réellement heureuses et empathiques, il oblige le spectateur à se demander : l’individualité vaut-elle la souffrance ? Et, plus dangereusement encore, sommes-nous déjà à mi-chemin, à cause des réseaux sociaux et des algorithmes ?
Ce n’est pas une série zombie. C’est une expérience philosophique déguisée en télévision de genre. Les Borg faisaient peur parce qu’ils étaient oppressifs. Le collectif de Pluribus fait peur parce qu’il ne l’est pas. Voilà la clé du génie. Quand le bonheur devient la norme, la liberté ressemble à un trouble.
Vous avez zappé le récit visuel. Ce format 2.39:1, ce n’est pas juste du cinéma — c’est symbolique. Ces bandes noires en haut et en bas ? Ce sont comme des barreaux de prison pour notre conscience isolée. Et cette colorimétrie Kodachrome ? La nostalgie utilisée comme une arme.
Pour quelqu’un qui a grandi en regardant Breaking Bad tourner dans mon arrière-cour, c’est surréaliste de voir les rues familières abriter maintenant une apocalypse mentale collective. L’amour de Gilligan pour le Nouveau-Mexique est profond, mais soyons honnêtes—toutes les histoires apocalyptiques doivent-elles désormais se passer ici ?
Et puis, on peut parler du fait que les ‘contaminés’ nous font constamment des tartes maison ? Là, c’est de la dystopie de niveau supérieur.
Le fait que Gilligan ait écrit ce rôle pour Rhea ? Des frissons. Pas parce qu’elle est sous-estimée — mais parce qu’il a vu son talent et a dit : 'Personne d’autre ne pourrait faire ça.' C’est le genre de reconnaissance dont rêvent les acteurs.
Du coup, on n’est tous qu’à une mise à jour TikTok virale d’être des citoyens de Pluribus. Honnêtement, mon fil d’actualité ressemble déjà à un esprit collectif. Cette série n’est pas de la science-fiction — c’est un documentaire avec un meilleur éclairage.
Écoutez, si mes enfants grandissaient dans un monde où tout le monde est gentil, partage les ressources et ne s’énerve jamais, j’appellerais ça une victoire. Peut-être que l’esprit collectif n’est pas l’ennemi. Peut-être que ce sont nous les dysfonctionnels.