MBE for a Games Industry Hero: Is the UK Finally Taking Gaming Seriously?
Une MBE pour un héros du jeu vidéo : le Royaume-Uni prend-il enfin le jeu au sérieux ?

Michael French vient de recevoir une MBE pour son travail dans le jeu vidéo et l'inclusion — ce qui ressemble moins à une surprise qu’à un tour de piste victorieux après vingt ans de travail acharné en coulisses. Il n’a pas juste couvert l’industrie, il l’a aidée à se construire.
Le fait qu’il ait récolté 50 000 £ pour une œuvre caritative et lancé des festivals attirant plus de 100 000 personnes à Londres est impressionnant — et pourtant, bizarrement, l’industrie est encore réduite à ‘juste des jeux’. Peut-être que les MBE sont un signe qu’on commence à la voir comme une culture, pas seulement comme du business.
French a été la colonne vertébrale du journalisme vidéoludique dans les années 2000. Il ne se contentait pas d’écrire des titres — il a façonné la manière dont l’industrie britannique communiquait avec elle-même. Son passage d’éditeur à créateur de festival a marqué le moment où la presse a cessé d’observer pour devenir constructrice.
C’est bien pour lui, mais combien de devs crèvent au boulot sur un jeu qui rapportera des millions, en étant mal payés ? Ses festivals sont bien, mais on ne va pas confondre communication industrielle et réelle qualité de vie au travail.
C’est encourageant de voir l’inclusion reconnue à ce niveau. Mais soyons honnêtes — les distinctions rares sont réservées aux testeurs QA ou aux moddeurs. La hiérarchie de la reconnaissance suit encore l’argent et les postes, pas la passion.
Exactement. Nous, on debuggue à 3 h du matin pendant que les cadres s’attribuent les mérites. L’‘industrie’ qu’ils honorent n’est pas celle qu’on vit au quotidien.
C’est plus grand qu’une seule personne. La MBE de French s’inscrit dans une tendance : l’État qui légitime peu à peu le jeu vidéo comme un atout national. Des crédits d’impôt aux distinctions, le jeu est désormais vu comme une infrastructure stratégique, pas seulement comme du divertissement.
Je le croirai quand j’aurai vu des crédits d’impôt pour les indépendants et un vrai soutien psychologique. Les festivals, c’est sympa, mais ça ne remplace pas les soins de santé.
Cela rappelle la manière dont le cinéma était perçu dans les années 1940 — vu comme de la camelote, puis peu à peu reconnu comme un art. Le jeu vidéo traverse sa ‘phase de légitimation culturelle’. Les MBE marquent le rattrapage de l’establishment.
Et n’oublions pas — le London Games Festival a créé 900 emplois. C’est un impact concret.