Is This Artist Making Us Feel the Climate Crisis — or Just Instagrammable Sunsets?
Cet artiste nous fait-il ressentir la crise climatique... ou juste admirer des couchers de soleil photogéniques ?

L’exposition Presence d’Olafur Eliasson n’est pas seulement de l’art : c’est un test philosophique pour tout le corps. Un instant, vous vous figez devant un soleil factice qui imite chacun de vos mouvements, l’instant d’après, vous contemplez des photos de glaciers qui disparaissent comme des glaçons en pleine canicule. C’est beau, déstabilisant, et étrangement intime — comme si la galerie connaissait vos angoisses les plus profondes.
Eliasson insiste sur le fait que nous ne sommes pas des spectateurs passifs — nous sommes des coauteurs. Mais soyons honnêtes : la moitié du public fait des selfies avec une boule à facettes déguisée en soleil. S’agit-il d’une prise de conscience écologique profonde, ou simplement d’un cliché Instagram surévalué ?
Je comprends le geste poétique, mais ne nous voilons pas la face : un glacier factice dans une galerie n’empêchera pas les vrais glaciers de fondre. Eliasson nous invite à ‘devenir sensible’, mais je m’inquiète plus des politiques que de la perception.
Vous ratez complètement le sujet. L’art ne change pas les politiques — il change notre façon de percevoir le monde. Et ressentir différemment est la première étape pour agir différemment. Riverbed n’est pas un glacier ; c’est une métaphore. Réveillez-vous.
Mes enfants ont passé une heure à construire une ville en Lego alimentée par l’éolien, sans aucune route pour voitures. Si ce n’est pas de l’espoir, je ne sais pas ce que c’est. Bien sûr, c’est symbolique — mais les symboles ont de l’importance quand on a six ans.
Le véritable chef-d’œuvre ici, c’est l’équipe d’Eliasson : 90 architectes, historiens et artisans. Imaginez faire partie d’un atelier où l’artiste demande ce qu’il ne voit pas. Ce n’est pas de l’égo — c’est du leadership.
À mon époque, l’art signifiait peinture ou sculpture. Maintenant, ce sont des machines à brouillard et des cailloux qu’on ne peut pas toucher. Si je voulais voir des roches, j’irais dans une carrière.
Eliasson parle de la nature comme d’un être familial — mais les peuples autochtones vivent ainsi depuis des dizaines de milliers d’années. Quand il dit qu’il faut ‘adoucir’, j’entends des échos des philosophies aborigènes sur l’écoute du Territoire. Peut-être que la ‘presence’ n’est pas nouvelle — juste qu’elle commence enfin à être entendue.
Je regarde les gens entrer dans la salle du soleil. Certains se figent. D’autres rient, déroutés. Un enfant demande si c’est Dieu. C’est exactement ça : l’art ne donne pas de réponses, c’est de se tenir ensemble dans la lumière, en demandant : ‘Qu’est-ce que c’est ?’