Is Overtourism Killing Europe’s Soul? Amsterdam, Santorini, and Paris Are Reaching Their Breaking Point
Le tourisme de masse tue-t-il l’âme de l’Europe ? Amsterdam, Santorini et Paris sont au bord du gouffre

Les canaux d’Amsterdam sont aujourd’hui aussi envahis de touristes que ceux de Venise — mais la véritable crise n’est pas le simple flux de visiteurs, c’est l’expulsion des familles et la hausse des loyers. Les locations courtes durées ne sont pas qu’un modèle économique : elles effacent des quartiers entiers. Quand les cafés cessent de servir les habitants pour ne plus s’adresser qu’aux adeptes d’Instagram, ce n’est plus de la préservation culturelle, c’est la vente d’un objet de musée.
De Santorini à Hallstatt, le charme de l’Europe se transforme en marchandise. L’ironie ? L’authenticité même que les touristes recherchent est détruite par leur propre présence. Peut-être est-il temps de se poser la question : certaines destinations devraient-elles rester un peu hors d’atteinte ?
Je tiens la fromagerie familiale à Jordaan depuis 32 ans. Aujourd’hui, je suis chassé du marché pour que quelques influenceurs puissent louer mon local 8 000 € par mois et y vendre des souvenirs hors de prix. Ce n’est pas du tourisme — c’est une expulsion culturelle.
N’oublions pas le coût environnemental : les paquebots à Dubrovnik rejettent plus de CO₂ que 10 000 voitures. Quand les touristes nagent dans le lac de Hallstatt, on parle de microplastiques, pas que de selfies.
Exactement. Chaque photo prise dans un ‘lieu secret’ accélère sa destruction. Le paradoxe de la découverte, c’est qu’elle tue ce qu’elle célèbre.
Si les habitants n’aiment pas ça, ils devraient partir. L’offre et la demande — les gens veulent visiter, les prix montent. Accuser les touristes, c’est comme accuser la pluie d’inonder.
Partir ? Ma famille vit à Kreuzberg depuis quatre générations. Nous ne sommes pas des locataires — nous sommes la communauté. Quand Airbnb transforme nos maisons en hôtels, ce n’est pas de l’offre et de la demande. C’est une colonisation corporate.
J’ai arrêté de promouvoir les villes de moins de 10 000 habitants. La culpabilité après avoir vu Hallstatt dans mon fil d’actualité est réelle. Il existe un vagabondage responsable.
La solution n’est pas moins de tourisme — c’est un tourisme plus intelligent. Amsterdam plafonne la croissance hôtelière ? Bien. Mais pourquoi ne pas facturer 100 € d’entrée en saison haute et réinvestir cela dans le logement ?