Is the US Art Market Dying? 12% Global Drop Has Artists on Life Support
Le marché de l'art américain est-il en train de mourir ? Une chute de 12 % laisse les artistes au bord de la crise

Le marché mondial de l’art vient de chuter de 12 % l’année dernière — le pire effondrement depuis 2009 et la pandémie. Les ventes aux États-Unis ont baissé de 'seulement' 9 %, mais ne faisons pas semblant que c’est rassurant alors que les expositions en galerie disparaissent et que les commandes s’évaporent.
Et pourtant, le gouvernement traite les artistes comme s’ils avaient juste un passe-temps, pas un métier. Près de 1 % de la population active américaine vit de l’art — soit plus de 3 millions de personnes. Mais sans filet de sécurité, une seule mauvaise année peut signifier l’expulsion. Quand allons-nous enfin compter pour plus que de la simple décoration culturelle ?
Soyons honnêtes : les États-Unis n’ont jamais traité les artistes comme des travailleurs essentiels. On subventionne le maïs et le pétrole, mais un poète ? Un sculpteur ? Oubliez ça. Ce n’est pas une crise — c’est un choix politique. On finance ce qu’on valorise, et pour l’instant, l’art est en dessous des subventions pour l’éthanol.
Je viens de perdre un contrat d’art public de 5 000 dollars parce que la ville a 'réaffecté les fonds'. Dites-moi encore à quel point on nous valorise. Je peins depuis 15 ans, et je n’arrive pas à obtenir un prêt pour petite entreprise parce que les banques ne voient pas les murales comme une activité 'génératrice de revenus'.
Les artistes devraient passer aux NFT ou au merch. Le marché ne dysfonctionne pas, les gens ne s’adaptent simplement pas. Offre et demande : si personne n’achète, créez une nouvelle demande.
Ah oui, comme si les NFT avaient sauvé tout le monde en 2022. Et le merch ? Il me faudrait vendre 300 t-shirts juste pour payer mon loyer d’atelier. Dites-le à la mère célibataire qui peint des aquarelles dans sa cave.
En Allemagne, les artistes touchent le chômage en tant que 'travailleurs culturels'. En France, on paie moins d’impôts si l’on produit de l’art. Les États-Unis traitent la créativité comme un luxe. Pas étonnant qu’on brûle en 35 ans.
Le National Endowment for the Arts reçoit à peine 0,003 % du budget fédéral. On dépense plus en uniformes pour les fanfares militaires. Et on se demande pourquoi la diplomatie culturelle est faible à l’étranger. Allô ? La puissance douce n’est pas gratuite.
J’adore les artistes, mais les galeries sont aussi de petites entreprises. Si les collectionneurs arrêtent d’acheter, on ferme. Ce n’est pas de la cruauté — c’est une question de chiffres. Peut-être que l’échec réel est de ne jamais avoir construit une économie de l’art pour la classe moyenne.
L’art ne devrait pas être une question d’argent ? C’est attendrissant. Ça a toujours été une question de signal de richesse. Regardez qui achète et où. La seule surprise, c’est que les gens prétendent encore le contraire.