Is the ‘Siren Makeup’ Trend Just Red Carpet Theater — or a Legit Beauty Revolution?
La tendance du 'maquillage sirène' : simple spectacle rouge-carpet ou véritable révolution beauté ?

Avouons-le : le tapis rouge des « Hommes de l’Année GQ » n’était pas seulement une célébration d’icônes masculines — c’était un véritable paysage de sirènes où des stars féminines comme Alix Earle, Gabbriette Bechtel et Inanna Sarkis ont débarqué avec des looks si intenses qu’elles pourraient lancer leur propre culte. Cils aériens, traits d’eye-liner tranchants comme des lames, lèvres si pâles qu’on dirait qu’elles ont vu un fantôme — ce n’est plus du maquillage, c’est de la création de mythe.
Mais voici le twist : la moitié des femmes ont fait leur propre maquillage. Gabbriette a coiffé elle-même ses sourcils squelettiques ; Ayan Broomfield a créée seule son teint hâlé doré. L’ère des maquilleurs de célébrités serait-elle en train de s’achever ? Ou assistons-nous enfin à une vision du maquillage comme art de la performance, où l’artiste et le sujet ne font qu’un ?
Rien de nouveau sous le soleil — on fait un retour aux années du cinéma muet. Theda Bara n’attendait pas un maquilleur pour incarner une déesse vengeresse. Du khôl intense, un trait d’eye-liner précis — c’était de la rébellion, pas du brouhaha de tapis rouge. Ces femmes ne ‘portent’ pas du maquillage, elles ressuscitent des archétypes.
Gabbriette a fait son propre maquillage et ressemblait déjà à une scène de Tim Burton. Ce combo œil minimaliste et lèvres grises ? Parfait. À quoi bon payer 2000 $ un maquilleur quand on naît avec cette aura ?
Bon, mais ne faisons pas semblant que ça soit portable par 99 % des humains. J’ai testé un look ‘sirène soft’ au brunch et on m’a prise pour une malade. Mon patron m’a demandé si j’avais besoin d’un médecin. Le maquillage cesse d’être de l’art quand le service RH pense que vous êtes anorexique.
Il faut interroger pourquoi la beauté ‘de sirène’ revient toujours aux traits eurocentrés : sourcils fins, lèvres pâles, regard sans pli asiatique. Où est la célébration de traits marqués sur peau foncée, ou des sourcils épais comme affirmations de force ? Ce n’est pas de la neutralité — c’est une exclusion codée.
En tant que maquilleuse professionnelle, je suis ravie que certaines célébrités fassent leur propre maquillage — ça montre que c’est accessible ! Mais n’oublions pas les années de travail derrière les looks ‘sans effort’. Ces sourcils ? Trois produits et une heure. ‘Faire soi-même’ ne veut pas dire ‘facile’.
Totalement accro au smoky-eye orangé d’Inanna. J’ai essayé de le copier. Résultat : on dirait que j’ai pris deux coups de poing. Je le porte quand même au bureau. La confiance, c’est le vrai maquillage.
Mdr la plupart de ces looks coûtent plus cher que mon loyer. On peut parler du gaslighting financier ? ‘Faites-le vous-même’ quand votre kit DIY coûte 500 $.