Trump Promises Billions for Venezuela's Future—But Can a Soup Pot Be Filled Today?
Trump promet des milliards pour l’avenir du Venezuela — mais peut-on remplir une marmite de soupe aujourd’hui ?
La vision ambitieuse de Trump pour reconstruire l’industrie pétrolière vénézuélienne et y réinjecter des milliards sonne bien sur le papier — mais pour les familles qui mangent une fois par jour ou troquent du céleri contre un peu de dignité, c’est du pur roman de science-fiction. L’écart entre les grands discours de Washington et les estomacs vides de Caracas n’a jamais été aussi grand.
L’histoire vraie n’a rien à voir avec les réserves pétrolières ou les profits américains — c’est celle de Neila Roa recalculant les prix des cigarettes heure par heure et d’Ana Calderón achetant du céleri au lieu de viande. Quand l’inflation atteint 682 %, l’espoir ne paie pas les factures. Mais c’est tout ce que des millions de personnes ont encore.
Soyons clairs : l’« aide » américaine ici vise moins le soulagement humanitaire que la sécurisation de l’accès au pétrole. Ce n’est pas de l’altruisme — c’est de la géopolitique énergétique niveau 1. Quand Trump dit ‘on va réparer le Venezuela’, il veut dire ‘on va contrôler son pétrole’. Le reste, c’est du théâtre.
Je me fiche de qui contrôle le pétrole. Ce qui m’importe, c’est que mes enfants n’aient pas mangé de viande depuis deux mois. Vous, les politiciens, vous parlez comme si on était des pions. Mais non. On meurt de faim.
Je t’entends. Ma famille à Barquisimeto mange un seul repas par jour. Mais renverser Maduro n’a pas été fait pour nous — c’était pour les géants pétroliers américains. Ne confondez pas changement de régime et sauvetage.
Relancer le secteur pétrolier vénézuélien transformerait l’économie, éventuellement. Mais ‘éventuellement’ veut dire au minimum 5 à 7 ans. Entre-temps, l’inflation dévore les salaires chaque jour. Il n’y a aucun pont entre le maintenant et l’‘éventuellement’.
Oui, c’est un désastre. Mais si les États-Unis investissent dans les réseaux électriques et les raffineries, des emplois reviendront. Je préfère miser sur l’infrastructure que sur le désespoir. ‘Resolver’ ne signifie pas juste survivre — c’est reconstruire.
Le génie du ‘resolver’ réside dans son côté actif. C’est l’art de la solution provisoire, du troc, du petit boulot. Les Vénézuéliens n’attendent pas de sauveurs. Ils reconstruisent déjà la société — de la base vers le haut.
Le FMI estime l’inflation à 682 %. Ce n’est pas seulement élevé — c’est un niveau qui détruit la société. On ne peut pas réparer un pays avec une seule transaction pétrolière. Il faut des institutions, l’État de droit, la confiance. Où est le plan pour cela ?
Les emplois liés à l’infrastructure mettent du temps à se concrétiser. Entre-temps, la soupe est un luxe. Ne confondons pas potentiel et soulagement immédiat.