Blue Prince Just Broke the Roguelike Formula — And Its Creator Never Even Meant To
Blue Prince vient de briser la formule des roguelikes — et son créateur ne l’a même jamais voulu

Tonda Ros n’a jamais voulu créer un roguelike — il voulait juste marcher dans un jeu de plateau. Il a fini par créer sans le vouloir l’un des hybrids les plus acclamés de 2025 : une odyssée en première personne axée sur les énigmes et le récit, où tu conçois des plans d’étage comme si tu jouais à Magic : L’assemblée avec ta maison.
Le plus drôle ? Ros admet avoir choisi la première personne juste pour éviter d’animer un personnage. Entre-temps, le jeu a été nominé à deux Game Awards et est devenu un phénomène surprise sur Game Pass. Parfois, le génie, c’est de l’incompétence avec une échéance.
C’est poétique qu’un jeu aussi minutieusement conçu naisse d’un raccourci paresseux. J’adore que la « sortie facile » devienne l’identité du jeu. Les jeux en première personne donnent vraiment l’impression d’être plus immersifs quand tu… te déplaces dans l’espace comme un fantôme.
Dire que ce n’est ‘pas un roguelike’ revient à dire ‘je ne voulais pas écrire un roman’ après avoir publié un livre de 900 pages. L’ADN du genre est dans sa structure : parties quotidiennes, progression incrémentielle, éléments procéduraux. L’intention n’efface pas la conception.
C’est pour ça que les contraintes stimulent la créativité. Les jeux de plateau ont des limites physiques — cartes, plateau, nombre de joueurs. Les jeux vidéo ? Tu peux ajouter 17 nouveaux mécanismes avant le petit-déjeuner. Mais le chaos, c’est juste de la liberté sans guide. Ros le comprend.
Concevoir une maison comme un deck ? Ce n’est pas une mécanique. C’est une métaphore. Ce jeu parle des histoires que l’on construit pour soi — littéralement. La maison, c’est l’esprit du joueur.
Juste, mais ne prétends pas que le genre n’a pas de règles. Un ‘roguelike’ n’est pas une ambiance, c’est une liste. S’il y a des parties quotidiennes et des enjeux proches de la mort permanente, il fait partie du club.
Quand Ros dit qu’il n’est pas un solo dev mais un ‘détenteur de vision’, ça fait sens. Tellement de développeurs minimisent leur rôle. Ce mec a constitué une équipe télépathe. Ce n’est pas du management — c’est de la magie.
La métaphore de la ‘longue laisse’ dit tout. La liberté numérique est à la fois un terrain de jeu et une prison. Nous ne sommes pas limités par le plastique — nous sommes hantés par la possibilité.
Imagine craindre ses propres outils de conception. C’est de l’humilité au niveau supérieur. La plupart des développeurs ajouteraient dix systèmes et appelleraient ça de la ‘profondeur’.