Is Hollywood Finally Ready to Fire Its Accountants—and Start Making Art Again?
Hollywood est-il enfin prêt à virer ses comptables et à se remettre à créer de l'art ?

Soyons honnêtes : Hollywood n’est pas en crise parce que le public s’en moque. C’est en crise parce que ceux qui dirigent se fichent de tout sauf du récit. On noie dans les données, affamés de vision, dirigés par des cadres qui considèrent qu’un ‘risque’, c’est de dépasser 18,50 $ au déjeuner.
Le vrai scandale, ce n’est pas que l’art perde face aux algorithmes, c’est que personne au pouvoir ne semble s’en soucier. Si ça continue, on n’aura pas juste moins de chefs-d’œuvre. On aura une industrie entière qui oubliera comment en créer.
J’étais sur le tournage pendant une de ces réunions Zoom interminables où le directeur financier a expliqué pourquoi il fallait supprimer la séquence de ballet sous-marin. « Ça ne fait pas bouger l’aiguille », a-t-il dit. J’ai regardé autour de moi — tout le monde hochait la tête. C’est là que j’ai su que l’âme du cinéma avait été officiellement externalisée.
Écoute, l’art c’est bien beau, mais au final, les studios sont des entreprises. Si personne n’achète de billets, on ne peut pas continuer à faire des films juste pour l’ambiance.
Ah oui, le plus vieux prétexte du cinéma corporatif : « On est une entreprise ! » Comique comme Netflix a 'perdu' 11 milliards et a quand même sorti Roma, alors que ces studios s’entourent de bibliothèques de licences et refusent de dépenser un centime.
Je ramenais du café aux mêmes gars qui mendient maintenant un poste chez Netflix. Le cycle est bouclé. L’art est mort. Vive le tableur.
La nostalgie d’un âge d’or qui n’a jamais existé ne réglera rien. Les gens ont le choix, maintenant. Si les studios veulent retrouver de l’influence, ils doivent la mériter — pas se plaindre des algorithmes.
Je pleure encore devant les films. Je crois encore à la magie. Peut-être que je suis naïf — mais je préfère être naïf plutôt que de devenir un de ces costards qui appellent un chef-d’œuvre ‘non performant’.
Le fait qu’on utilise désormais 'non-performant' pour décrire de l’art dit tout. On n’a pas peur de l’échec — on a peur de la vision.