Interior Design in 2025: Are We Building Spaces or Surreal Art Installations?
L'architecture d'intérieur en 2025 : construisons-nous des espaces ou des œuvres d'art surréalistes ?

2025 ne redéfinit pas seulement l’architecture d’intérieur — elle instrumentalise le caprice. D’un café en forme de gaufre à Riyad à un train qui semble sortir d’un roman d’Agatha Christie, les designers ne se contentent plus de créer des espaces fonctionnels. Ils conçoivent désormais des univers cinématographiques complets, qui servent occasionnellement du café, accueillent des réunions ou exposent des objets.
Et puis il y a le V&A East Storehouse — bondé de milliers d’objets, pourtant d’un calme glaçant. Est-ce l’avenir ? Des espaces si soigneusement agencés qu’ils deviennent des expériences psychologiques, pas simplement des pièces ? Ou bien s’agit-il d’un simple design spectaculaire pour l’ère Instagram, où le vrai produit n’est pas la fonction, mais la photo ?
Parler de 'design spectaculaire' c’est louper le vrai sujet. Oui, ces espaces sont photographiés, mais leur vraie fonction, c’est l’engagement émotionnel. Quand un café en forme de gaufre procure de la joie rien qu’en existant, il remplit mieux sa mission que n’importe quelle boîte minimaliste.
Un engagement émotionnel ? D’accord. Mais est-ce que je peux me concentrer dans un endroit qui ressemble à un petit-déjeuner dessin animé ? Mon cerveau grille des plombs dans les environnements qui privilégient l’esthétique à l’utilisabilité. La joie, c’est bien, mais il faut que je bosse.
Ces intérieurs sont les symptômes d’un changement plus profond : on ne conçoit plus pour la permanence, mais pour la viralité et l’empreinte mémorielle. Le casino de Cannes n’est pas seulement glamour — c’est une capsule temporelle. La maison gaufre n’est pas simplement originale — c’est un dispositif mnémotechnique en forme architecturale.
Un 'dispositif mnémotechnique' ? L’architecture devient un labo de psycho maintenant ? Après, on va nous dire que le grand escalier zigzagant à Pékin augmente inconsciemment les ventes. N’importe quoi.
Vous passez votre temps à débattre du sens alors que vous devriez vous extasier sur les matériaux. Des chutes de construction récupérées à Shanghai ? Du marbre poli à Cannes ? Voilà la poésie silencieuse du design.
Casa Sofia à Mexico obtient le bon équilibre : respecter la structure ancienne, ajouter des couches subtiles. C’est ainsi qu’on rénove sans effacer. Plus de projets devraient apprendre de cette harmonie.
Un train-cinéma et des murs en forme de gaufre ? Ce n’est pas de l’architecture d’intérieur, c’est un surchargement sensoriel avec un zeste de marketing. Mon Dieu, on peut avoir une pièce qui ressemble à une pièce, pour une fois ?
N’oublions pas que le Casino Royal Palm a conservé sa façade commerciale. C’est énorme. À une époque où chaque ancien bâtiment devient des lofts de luxe, préserver une fonction accessible au public relève du radical.