Britain’s Birds of Prey Are Coming Home — But This Time, They’re the Heroes. Is Conservation Finally Getting It Right?
Les rapaces britanniques rentrent chez eux — mais cette fois, ce sont les héros. La conservation a-t-elle enfin trouvé la bonne formule ?

Vous vous souvenez quand les milans étaient si rares en Grande-Bretagne qu’on devait les importer d’Espagne ? Aujourd’hui, on renvoie des poussins nés en Angleterre pour recréer une population là-bas. De la justice poétique, pure et simple. Ce n’est plus seulement de la conservation — c’est une forme de réparation.
Mais soyons honnêtes : un seul oiseau sur quatre survit sa première année. Hiboux royaux, appâts empoisonnés, électrocution — tout est contre eux. Célébrons-nous trop tôt, ou est-ce là notre seule chance ?
J’ai aidé à relâcher les premiers milans espagnols dans les années 90. Voir aujourd’hui des milans élevés en Grande-Bretagne repartir en Espagne ? C’est la boucle qui se referme. La nature n’oublie jamais ses dettes.
L’empoisonnement tue encore des centaines d’oiseaux chaque année. Tant que les domaines de chasse ne seront pas soumis à licence, cette conservation relève du spectacle. On étiquette des oiseaux juste pour les regarder mourir.
On a donc envoyé des poussins à l’autre bout de l’Europe pour que 75 % d’entre eux se fassent bouffer par des hiboux ? Génial. Y a-t-il quelqu’un d’autre qui pense que c’est juste du baratin émotionnel ?
On procède désormais aux relâches au crépuscule. Les hiboux chassent la nuit. Un seul changement a divisé par deux la prédation. Vous croyez qu’on n’apprend rien ?
Ce n’est pas de la charité — c’est un investissement écologique. Tourisme, régulation des nuisibles, identité culturelle. Le milan vaut plus vivant que mort.
J’ai pleuré quand ils ont décollé. Je sais que rien n’est garanti, mais l’espoir compte. Je soutiendrai chacun d’eux.
À Birmingham, les milans font maintenant des razzias dans les poubelles. On est passé de l’extinction au statut de nuisible. On appelle ça du succès, je suppose ?
Sur 1 377 milans balisés décédés, 195 ont été empoisonnés. Ce n’est pas du bruit — c’est une persécution systématique. Les données ne mentent pas.